Archives de catégorie : Stagiaires

Faire (re)vivre le Moyen Âge : un nécessaire passage au CESCM ?

Avant de vous livrer le bien humble témoignage de mon stage, laissez-moi me présenter. Je m’appelle Henri Thevenot et je suis en classe de 2nde au lycée Isaac de l’Étoile à Poitiers. Suite à l’instauration d’un stage de deux semaines obligatoire, j’ai choisi de me tourner vers le CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale) pour deux principales raisons : tout d’abord pour mon amour pour Poitiers, exemple même de la ville médiévale avec ses églises romanes et ses maisons à colombage ; la deuxième raison est (sans doute à votre plus grand étonnement) ma passion pour l’Histoire depuis ma plus tendre enfance et ma volonté d’en apprendre plus sur cette période sale et décadente : le Moyen Âge !

J’ai été accueilli dans ce magnifique bâtiment qu’est l’hôtel Berthelot en même temps que les étudiants français et étrangers venus à l’occasion des « Semaines d’Etudes Médiévale », évènement incontournable du centre depuis près de 70 ans.

Cliché Henri Thevenot

 Dans le cadre de mon stage et conjointement aux semaines d’études j’ai pu assister à de nombreuses conférences sur des sujets très divers (peinture, architecture, littérature, personnages importants) qui m’ont permis de développer un raisonnement plus travaillé et plus subjectif des sujets médiévaux. J’ai aussi eu la chance de (re)visiter des sites bien connus de notre chère ville comme la cathédrale Saint Pierre et le baptistère Saint Jean, ainsi que l’abbatiale de Montierneuf.

Mais j’ai également pu rencontrer le personnel qui travaille toute l’année dans le laboratoire et découvrir des sujets d’études qui m’étaient jusque-là inconnus comme l’épigraphie (avec M. Favreau, Damien et Clément), les humanités numériques (avec Rémi et Léontine) ou encore l’archéographie (avec Carolina et Aliénor).

Mais ce qui m’a le plus profondément marqué durant mon stage, c’est sans doute la vue de ces étudiants d’origines différentes unis par leur passion de la période médiévale, et l’évoquer avec fougue. Ces étudiants représentent pour moi un formidable message d’espoir, l’espoir d’une génération qui veut mieux comprendre les précédentes, et comme on dit souvent : comprendre le passé permet de mieux appréhender le futur. Ce sont également avec les éclats de rire des membres de l’équipes et les discussions animées qu’ils tiennent que j’ai pleinement réalisé que le CESCM est aussi un lieu de vie ou se mélangent savoir et admiration, savoir sur les sociétés du passé, et admiration pour celles-ci. Ce sont toutes ces personnes qui font (re)vivre le passé, notre passé. En fouillant, cherchant, classant, restaurant… qu’ils soient étudiants, doctorants, chercheurs, professeurs, dans l’administration, chargés de communication, toutes ces personnes sont absolument essentielles à notre devoir de mémoire et de réhabilitation du Moyen Âge.

Avec toutes ces personnes nous découvrons une toute autre face du Moyen Âge, un Moyen Âge rempli de beauté (avec ses peintures murales, ses enluminures colorées, ses édifices incroyables), d’intelligence (avec ses textes, ses inscriptions et ses personnages importants). C’est ce Moyen Âge qui a tant fait rayonner notre ville et que le centre d’études s’est chargé de remettre au jour, qui me plait tant, et qui me plaira encore très longtemps.

Je tiens encore une fois à remercier toutes les personnes qui m’ont accueilli lors de mon stage pour leur gentillesse et leurs explications, et plus spécialement Mme Ernst-Maillet qui a organisé ce stage.

Valoriser la recherche au CESCM : stage HAL (avril-juillet 2024)

Je suis étudiante en master 1 spécialité Information, Documentation et Bibliothèque, intégré après une licence d’histoire obtenue à l’université de Poitiers. J’ai eu la chance d’effectuer un stage de 3 mois et demi au CESCM sous la tutelle de Vanessa Ernst-Maillet, chargée de communication et référente HAL. Au cours de ce stage, je me suis occupée des bibliographies d’enseignants, chercheurs et associés, j’ai inséré les productions et les communications dans HAL sur la période de 2020 à 2024 afin de préparer la prochaine évaluation Hcéres. Pour mener à bien cette mission sur la plateforme d’archives ouvertes, je suis devenue référente de structure.

Qu’est-ce que HAL ?

C’est une archive ouverte nationale qui se veut pérenne et entre dans le Plan National de la Science Ouverte en valorisant l’accès aux publications de la recherche scientifique. Le CESCM possède sa propre collection pour accentuer la visibilité des travaux de ses affiliés.

Comment faire un dépôt ?

Il suffit de quelques minutes pour faire un dépôt, en ayant toutes les informations concernant le type de document que vous voulez insérer. Il est essentiel de remplir au maximum les différents champs de la notice. Cela permet d’établir une fiche complète de votre document et aidera par la suite les visiteurs à mieux cerner son contenu.

Faut-il déposer un fichier ?

Il est fortement recommandé d’en déposer un, pour valoriser le travail de chercheur. Il suffit de le faire en respectant certaines règles comme mentionner sa provenance, un fichier auteur ou éditeur. S’il s’agit d’un fichier éditeur, vous pouvez le déposer 12 mois après la publication pour les revues en accès libre. Il ne faut pas oublier d’ajouter les licences Creatives Commons qui sont un complément au droit d’auteur.

La suite de ma mission

J’ai été également chargée de créer des comptes, un IdHal et un CV pour celles et ceux qui n’en possédaient pas.

Cela prenait la forme d’un atelier explicatif et dérivait parfois vers de l’amusement. En effet, avec Hal on peut aussi s’amuser… de certaines propositions absurdes proposées pour les disciplines comme « Archéologie et préhistoire », on ne peut que remercier la Dewey (système de classement).

Cliché V. Ernst-Maillet/CESCM

 

En résumé

Je me suis occupée de 53 bibliographies, j’ai inséré plus de 560 références et accompagné à la création de 4 CV sur la plateforme. En guise de conclusion, j’ai réalisé des fiches synthétiques sur les licences CC, l’intérêt de faire un CV et un vade-mecum. 

Voir la fiche HAL CV ICI, conçue d’après une source initiale CCSD1

Voir la fiche HAL Licences ICI

Ce stage fut pour moi une belle expérience où j’ai pu mettre en pratique les enseignements de ma première année de master. J’ai beaucoup appris sur les différents services du laboratoire et sur le fonctionnement de Hal et son environnement. Ce fut également un stage riche humainement et de belles rencontres. Je remercie le CESCM et tous les membres pour leur accueil chaleureux.

  1. voir la fiche originale du CCSD https://doc.hal.science/ressources/essentiels/CCSD_essentiels_cv_hal.fr.pdf []

L’archéologie : une vocation après le stage de 3e ?

Tout d’abord, je me présente. Je m’appelle Louise-Emilie Archambault, je suis en 3e au collège Renaudot à Saint Benoît. J’ai effectué mon stage au CESCM. Pourquoi le CESCM ? Car j’aimerais devenir archéologue. Ma tutrice de stage, Estelle Ingrand-Varenne (chercheuse CNRS), m’a fait découvrir la plupart des métiers du CESCM. En passant par les épigraphistes, les archéologues bien sur, mais aussi tous les différents métiers qui gravitent autour d’un laboratoire de recherche.

Ce que j’ai trouvé le plus intéressant, ce fut les archéologues. J’ai eu la chance d’en rencontrer trois. J’ai pu, avec par exemple Valentin Louineau (doctorant), discuter de tout le parcours pour devenir archéologue, puis descendre au laboratoire de fouille pour observer le travail méticuleux des étudiants et des chercheurs. J’ai également pu échanger avec Elise Mercier, une archéologue qui rentrait de fouilles en Éthiopie. Elle m’a expliqué les conditions morales et physiques des fouilles à l’étranger. Tout n’est pas toujours perçu comme une aventure ou encore une excursion joyeuse. Elle m’a également montré beaucoup de photos des fouilles pour appuyer ses propos. J’ai aussi échangé avec Mathilde Carrive, maîtresse de conférence en Histoire de l’art et archéologie antique au laboratoire HeRMA, sur les différents types d’archéologies. Elle m’a expliqué qu’elle pratiquait les fouilles programmées, elle fait donc de la recherche et de l’enseignement  toute l’année, puis part fouiller l’été. Je suis aussi allée voir une exposition sur la chaux et ses méthodes de fabrication, réalisée par cette chercheuse à l’Espace Mendès France de Poitiers.

Pour conclure, ce stage a été très instructif, et riche en découvertes. Je ressors du CESCM en ayant la certitude de vouloir devenir archéologue. Merci aux merveilleuses personnes qui m’ont accueillie et expliqué leur métier, merci pour cette semaine au CESCM.

Billet rédigé par Louise-Emilie Archambault

Aller plus loin que la recherche : stage à la Bibliographie de civilisation médiévale (BCM)

 La première fois que j’ai entendu parler de la Bibliographie de civilisation médiévale (BCM)1 ce fut un mercredi soir, à la fin d’un « café débat » que l’association étudiante Janua organise mensuellement dans un café place Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Alors à la recherche d’un stage, je discute avec Arthur Kemper, président de l’association et masterant au sein du parcours Mondes médiévaux que je suis également, qui me parle de son poste de vacataire dans ce fameux bureau et de l’éventuelle possibilité d’y faire un stage. Après un rapide résumé, je retiens que l’objectif de la BCM est d’indexer des publications scientifiques dans une base de données en ligne. Cela m’a tout de suite intéressé, car j’y voyais une similitude avec les travaux d’indexation d’images sur la base de données ROMANE que j’avais appréhendée lors d’un cours du premier semestre du master. Si ce travail m’a plu alors celui-là devrait me plaire tout autant. C’est ainsi que quelques jours plus tard, à la suite d’un échange de mails, j’ai rencontré Philippe Paquant, bibliographe de la BCM et futur tuteur de mon stage. Il m’expliqua rapidement ce qu’était la BCM, quelles personnes y travaillent et ce qu’allait devenir l’objectif de mon stage.

L’origine de la BCM se trouve dans la bibliographie de la version papier des Cahiers de civilisation médiévale (CCM), revue éditée et publiée depuis 1958 au sein du Centre d’études supérieures de Civilisation Médiévale (CESCM) situé à Poitiers. En 2004, la BCM s’ouvre au monde informatique avec l’intégration du bureau aux 50 équipes de l’International Medieval Bibliography (IMB) et de l’International Bibliography of Humanism and the Renaissance (IBHR) tout cela « supervisé » par l’éditeur Brepols, responsable entre autres de l’accès à la base de données. Cette ouverture demande donc au stagiaire un niveau d’anglais correct, car l’utilisation de l’interface d’indexation et de la base de données se fait dans cette langue.

J’ai alors effectué mon premier jour au sein de la BCM située dans l’enceinte du CESCM, lieu accueillant la majorité des cours du master Mondes médiévaux, je ne fus pas trop dépaysé, ce qui me convenait parfaitement. J’ai rencontré plus avant les trois personnes avec qui j’allais collaborer pendant deux mois du 16 mai au 21 juillet 2023 : Philippe Paquant, qui s’occupe de l’indexation des monographies et des ouvrages collectifs du service presse (lié aux CCM), de la gestion des recenseurs et des comptes rendus pour les CCM, Blanche Lagrange, qui travaille également sur l’indexation des monographies et des ouvrages collectifs et Arthur Kemper qui s’emploie à l’indexation des revues.

La première journée, Philippe me présenta les locaux et les différents services du CESCM et tout ce qui est nécessaire lors de mon quotidien. Revenu au bureau, il m’expliqua en détail le déroulement de l’indexation d’ouvrage sur la base de données.

Tout d’abord, l’indexeur cherche les informations « primaires » de l’ouvrage : Titre, auteurs et collaborateurs, dates, maison et le lieu d’édition, ISBN, nombre de pages que l’on peut trouver en regardant les quatre couvertures de l’ouvrage ou la référence de l’article. Des informations qui me demeuraient relativement familières grâce aux travaux bibliographiques effectués en Licence et en Master. Le cœur du travail se trouve dans la deuxième partie : l’ajout de classifications. Dans cette étape, l’objectif est de synthétiser l’ouvrage ou l’article en plusieurs mots-clés ou « normes » permettant à l’utilisateur de la base de données de trouver plus facilement les œuvres en rapport avec la thématique recherchée.

Pour cela, il n’est pas forcément nécessaire de compulser l’intégralité du document. On peut se baser sur des mots-clés déjà définis par l’auteur, le résumé de l’ouvrage ou de l’article, ou sur les titres des chapitres ou grandes parties. Cette méthode a néanmoins des failles, car certains titres ne retranscrivent pas entièrement l’ensemble des notions clés qu’il serait intéressant de mettre en valeur. Dans ces cas, il est possible de feuilleter plus en avant le texte, ce qui peut aller d’une simple lecture « en diagonale » à une lecture complète. Ce choix revient à l’indexeur et à son esprit de synthèse. Ces classifications se trouvent au sein d’un thésaurus commun à la BCM et à l’IMB, intégralement en anglais (sauf pour certaines terminologies latines ou les noms propres).

Interface d’indexation que j’ai utilisée tout au long de mon stage.

Ces classifications peuvent être de plusieurs natures (liste non exhaustive) :

– Thématique : Un ouvrage portant sur l’économie rurale peut être retrouvé sous la classification « Economics – Rural ». Autre exemple : « Liturgy » peut être utilisé pour classifier un article sur les rites augustiniens.

– Géographique : Un écrit général sur l’histoire d’une région ou d’une ville peut être trouvé en utilisant le mot-clé correspondant à l’espace recherché. (Exemple : France ; Burgundy ; Vézelay)

– Temporel : Si l’ouvrage ne concerne qu’un espacement temporel précis, celui-ci est indiqué grâce au travail d’indexation.

Chaque classification possède également des « sous-classifications » permettant, lorsque l’indexation est réussie, de présenter à l’utilisateur l’ensemble des thématiques abordées par l’ouvrage. (Exemple ci-dessous)

Fiche complète après indexation.

Le principal enjeu des premiers jours consiste à se familiariser avec l’interface d’indexation de la base de données et son thésaurus (et qui continue, en réalité, tout au long du stage). Même avec un bon niveau en langue anglaise, il est fréquent de tomber sur des terminologies parfois très précises sur de nombreux sujets. À l’inverse, il est fréquent de rechercher une classification qui nous semble tout indiquée, mais n’existant pas dans la liste des classifications. La logique du thésaurus ne s’acquiert que par l’expérience tirée de son utilisation.

Toutefois, une documentation méthodologique existe et l’équipe a toujours été présente pour répondre à mes interrogations. Il est possible dans une certaine mesure – avec accord des personnels du bureau – de rajouter une classification de lieu ou de personnage. Une fois la fiche remplie, une vérification est faite par le membre du bureau qui m’a confié l’indexation de l’ouvrage. Ce procédé permet de voir les éventuels défauts et erreurs imputables à l’indexeur novice et permet d’avoir un retour servant à l’amélioration des prochaines fiches.

Le travail de la BCM ne s’arrête cependant pas aux activités d’indexation. Durant mon stage, j’ai découvert d’autres tâches attribuées à l’équipe de la BCM. Par exemple, lorsque le bureau reçoit un exemplaire presse (envoyé gratuitement par un éditeur en échange de publicité) par les Cahiers de civilisation médiévale : cet ouvrage est systématiquement indexé au sein de la BCM. En fonction de l’indexation réalisée, l’ouvrage est soit proposé en recension à un chercheur ou une chercheuse, soit proposée en don à la bibliothèque universitaire s’il ne correspond pas à la période de la revue ou qu’il ne trouve pas de recenseurs.

La recherche de ces derniers est l’une des missions que Philippe me confia. Pour ce faire, j’avais à ma disposition la liste de collaborateurs du CESCM, mais encore je pouvais aller chercher d’autres spécialistes directement en ligne, sur les sites des laboratoires de recherches ou dans les annuaires des sociétés d’historiens médiévistes. Une fois le recenseur trouvé, il est contacté par Philippe et le livre lui est envoyé par le service postal de l’université de Poitiers.

Exemple de fiche recenseur

Ce stage a été également l’occasion de travailler avec d’autres services du CESCM. Le hasard du calendrier a obligé l’équipe de la BCM à s’absenter pendant quelques jours, l’occasion parfaite pour multiplier les découvertes des métiers à l’œuvre au sein du laboratoire. J’ai d’abord passé quelque temps avec l’éditrice des Cahiers de civilisation médiévale, Lucie Maniol, qui m’a présenté son poste, ses activités et ses liens avec la BCM (les deux services travaillant de pair, entre autres, sur le service de presse). Nous avons également travaillé ensemble sur les logiciels InDesign et Illustrator, à la conception d’affiches qui peuvent être utilisées au cours des différents évènements organisés par le laboratoire.

J’ai également passé du temps avec l’équipe du pôle documentaire, principalement avec Stéphanie Thomas, ingénieure à la photothèque, qui m’a dévoilé l’historique du lieu, les documents conservés dans le compactus, les méthodes de conservation et d’inventaire et m’a également ouvert aux médiations possibles pour promouvoir les ressources photographiques et plastiques de la photothèque.

Ce stage a été pour moi l’occasion de me rapprocher d’un certain nombre de métiers que l’on qualifie « d’appui à la recherche ». J’ai compris l’importance des services du CESCM que j’ai observé et constaté qu’ils sont absolument essentiels à la vie du laboratoire et au bon déroulement de ses activités scientifiques et pédagogiques. Le travail d’indexation m’a permis de fortifier mon esprit de synthèse et m’a laissé entrevoir énormément de publications scientifiques que je n’aurais probablement jamais pu consulter par moi-même, améliorant ainsi ma culture sur un grand nombre de thématiques. J’ai également beaucoup appris sur les moyens et la manière dont on publie et partage un écrit scientifique. Faire un stage à la Bibliographie de civilisation médiévale m’a permis de bien comprendre les enjeux derrière la tenue d’une base de données bibliographique en ligne et son importance pour la recherche, dans une décennie voyant la popularisation des « humanités numériques ».

Pour finir, j’aimerais remercier chaleureusement l’ensemble des services du CESCM pour leur accueil, leur patience et leur bienveillance à mon égard. Merci à mes collègues temporaires Philippe, Blanche et Arthur pour leur humanité et leurs conseils (certains sujets de discussion me manquent déjà). J’aimerais également particulièrement remercier Lucie Maniol, Stéphanie Thomas et Vanessa Ernst-Maillet et l’ensemble des personnes formidables que j’ai rencontrées pendant ces deux mois.

  1. Pour consulter la bibliographie en ligne voir le billet de Philippe Paquant “La Bibliographie de civilisation médiévale (BCM) : l’outil indispensable pour sa recherche” (mis en ligne le 5 avril 2022) : https://cescm.hypotheses.org/15524 []

Découverte du monde de la recherche par une stagiaire de 3ème, au CESCM

Mon stage de Troisième au Centre d’Études Supérieurs de Civilisation Médiévale (CESCM) du 25 au 29 novembre 2019.

Le CESCM c’est quoi ? Si je devais définir le CESCM je dirais des passionnés ouverts et agréables. Ouverts et agréables pourquoi ? Tout simplement pour l’ambiance et le simple fait qu’ils m’aient accueillie et aient accepté de répondre à mes questions, même si quelques fois elles étaient répétitives. La première fois que je suis venue, ce qui m’a frappé, c’est le cadre de travail qui, je trouve, est très agréable visuellement.

Durant mon stage j’ai pu, grâce à Carolina Sarrade (archéographe CNRS) mon maître de stage, rencontrer énormément de professionnels et aussi deux doctorants qui m’ont expliqué l’objectif et ce que l’on fait durant une thèse : j’espère Madame Boisseau et Monsieur Grégor que vous réussirez ! J’ai pu découvrir des métiers que je ne connaissais pas forcément comme l’archéographie ou l’hagiographie. Tous les professionnels m’ont à chaque fois parlé avec des exemples pour les appuyer donc j’ai vraiment bien pu visualiser leur profession.

Cliché Lisa-Oriane Crosland (CESCM)

J’ai aussi eu l’occasion de visiter l’église de Saint-Hilaire avec l’histoire de l’église au Moyen Âge racontée par Monsieur Robert Favreau (professeur émérite en épigraphie médiévale) qui s’exprimait d’une manière qui vous donne envie de vous intéresser à l’histoire de cette église. Suite à cela, c’est Cécile Voyer (professeur en histoire de l’art médiévale) qui nous a expliqué les différentes peintures murales de l’église et j’ai donc pu en apprendre plus sur les personnages de l’époque. 

Pendant ce stage j’ai aussi eu la chance de pouvoir aller visiter le fonds ancien de la bibliothèque universitaire avec Anne-Sophie Traineau-Durozoy, responsable du fonds ancien,  et feuilleter l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ainsi qu’un livre du XVIème siècle, un livre colorié à la main et voir la 2ème édition de la campagne d’Égypte par Napoléon Bonaparte.

Parmi ces professionnels il y a eu aussi deux archéologues : Nicolas Prouteau (maître de conférences en archéologie médiévale) qui est spécialisé dans l’archéologie du bâti du Moyen Âge et Mathilde Carrive (Maître de conférence en Histoire de l’art et Archéologie antiques au laboratoire Herma) qui est spécialisée dans le décor et l’architecture du monde romain et spécifiquement la peinture murale. Tous les deux m’ont montré le laboratoire d’archéologie et bien expliqué leur métier et la différence entre les archéologues. Parmi tous ces chercheurs il y a aussi ceux qui font communiquer toutes ces recherches, c’est le personnel administratif, comme par exemple Vanessa Ernst-Maillet (chargée de l’édition scientifique et la communication), par le biais des réseaux sociaux ou sur des sites. Il y a aussi la revue des Cahiers de Civilisation médiévale dirigée par Flavie Grout (éditrice) accompagnée d’Isabelle Santoire au service de la bibliographie (BCM et IBM). Pour finir j’ai rencontré la photographe du CESCM, Lisa-Oriane Crosland avec qui j’ai pu voir le besoin de précision pour faire une photo ! Pour moi on vient, on prend une photo et c’est bon on change d’œuvre … mais non ! 

Dans ce stage j’ai découvert de nouveaux métiers, des professionnels passionnés et une bonne ambiance. Alors merci au CESCM de m’avoir accueillie et de m’avoir communiqué votre passion.