Archives de catégorie : Interview

Comme un air de Moyen Âge

À la fin de l’année scolaire de seconde au lycée, il nous est demandé d’effectuer un stage de deux semaines dans le but de découvrir un milieu professionnel.

Ainsi, j’ai eu la chance d’être accueillie au CESCM de Poitiers à l’occasion des Semaines d’études médiévales. Derrière ce sigle, se cache le Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale, un pôle pluridisciplinaire axé sur le Moyen Âge. Outre mon penchant pour l’histoire, c’est cette diversité de métiers, de domaines d’étude et de personnalités qui m’ont attiré.

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L’IA au cœur du café-débat

Étudiant en deuxième année de licence d’histoire et de sciences politiques à l’université de Rennes, j’ai eu l’occasion, dans le cadre de la 70e édition des Semaines d’études médiévales, de réaliser mon stage au sein du CESCM entre le 15 et le 26 juin 2026.

Cette expérience, très enrichissante, m’a permis de découvrir les différents services liés à la recherche, d’assister à plusieurs conférences ainsi que d’échanger avec des chercheurs et des étudiants venus d’horizons variés.

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À la découverte du métier de photographe

Je m’appelle Arod Rezeau, je suis actuellement en seconde au lycée de Kérichen à Brest et j’ai eu l’opportunité d’être accepté, dans le cadre d’un stage de 2 semaines, au Centre d’études Supérieures de civilisation médiévale, du 15 au 26 juin 2026. Durant ce superbe stage, nous avons réalisé plusieurs activités enrichissantes : des visites de sites historiques comme la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers et des ateliers manuels et de découverte (taille de pierre, conception de blason). 

Nous avons également rencontré des chercheurs, des archéologues, des doctorants et des professionnels de l’image.

C’est dans le cadre de ces découvertes, que j’ai développé un intérêt particulier pour la photographie, un domaine qui nous a été présenté par Lisa-Oriane Crosland.  

Cliché Cl. Boisseau

Tout d’abord, j’ai appris que pour protéger les peintures lors de la prise-photo, elle utilise des parapluies qui produisent une lumière indirecte. De plus, pour éviter le contre-jour sur les clichés, il est nécessaire de fermer l’optique de l’appareil photo pour capter uniquement les flashs sans parasites.  

Cliché Cl. Boisseau

Les clichés réalisés tous les 25 ans, environ, permettent de constater l’usure et les potentielles dégradations des œuvres étudiées. Cette méthode permet de voir l’évolution du lieu au fil du temps et de travailler en collaboration avec les équipes des restaurateurs. 

Lisa-Oriane prend aussi en photo des chantiers de fouilles pour les reportages, des photos archéo et des inscriptions anciennes.

Les missions dans d’autres pays sont soumises à des demandes d’autorisation pouvant prendre entre 6 mois ou plusieurs années avant d’obtenir l’accord. Certains monastères sont encore malheureusement interdits aux femmes ce qui peut l’empêcher de travailler sur certains lieux.  

En tant que photographe, elle s’occupe également de la numérisation des clichés papier à la photothèque du CESCM, qui est d’ailleurs la deuxième plus importante au monde dans le domaine médiéval. Leurs photos sont utilisées dans plusieurs livres et dans de nombreux articles, et sont indexées dans la base Romane

Le point le plus intéressant pour moi, a été la découverte de la photogrammétrie, qui consiste à prendre une grande quantité, voire des milliers de photos d’un objet ou d’un monument, afin de faire un montage 3D. Plus les photos sont nombreuses et de bonne qualité, plus le résultat sera précis et réaliste. Cette nouvelle méthode permet de voir la profondeur en centimètres des gravures par exemple. Il existe aussi d’autres modèles très utiles dont un qui sert à observer le support des peintures, les traces d’outils, et parfois quelques erreurs … 

Antonella : un·e philologue passionnée

Antonella Ippolito, maîtresse de conférences à l’Institut de langues et littératures romanes (Institut für Romanistik) de l’université de Posdam, est invitée par Cinzia Pignatelli jusqu’à fin mars 2026. Elle donne un cours d’introduction à la lyrique d’amour occitane aux masters 1 mondes médiévaux. Elle a accepté de répondre à quelques questions.

 

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Dès la 4e on aime les stages au CESCM

Bonjour, avant de commencer à vous parler de ma semaine de stage, je vais me présenter. Je m’appelle Hitomi je suis en quatrième au collège de Latillé. Je vais tout d’abord vous parler du CESCM et de la ville de Poitiers.

Le CESCM (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale), a été fondé en 1953 par Gaston Berger, à la base il devait être centré sur l’art Roman, entre le Xe et XIIe siècles. J’y suis allée lors des 15 jours des Semaines d’études médiévales (j’y étais la 2e semaine avec 2 stagiaires de seconde). C’était la 69ème session car les semaines d’études ont été créées en 1954 et que cela n’a pas été fait en 1968 et en 2020. Le CESCM accueille beaucoup d’étudiants comme par exemple des gens qui font leur master et/ou une thèse). Le centre a choisi de s’installer à Poitiers car c’est une ville vraiment basée sur l’art Roman.

Cliché Vanessa Ernst-Maillet

Je vais maintenant vous raconter ma semaine de stage et ce que j’en ai pensé. J’ai en premier lieu visité la photothèque, à l’intérieur il y a des diapositives, il y a aussi des archives, ainsi que des plans. Les chercheurs y vont pour prendre les informations et les photos dont ils ont besoin. Par la suite j’ai rencontré plusieurs personnes qui avaient toutes une profession différente. J’ai tout d’abord rencontré Valentin, un archéologue qui nous a parlé des différents types d’archéologie comme par exemple l’archéologie du bâti. Valentin, lui, était spécialisé dans les métaux. Il nous a aussi emmené dans le laboratoire et nous a présenté ses recherches, ainsi que celles de ses collègues. On a ensuite fait une activité très intéressante, la taille de pierre. Nous avons écouté plusieurs conférences comme par exemple celle de M. Éric Palazzo, celle de Mme Maud Pérez-Simon ou bien celle de M. Jean-Yves Tilliette. Elles m’ont toutes intéressées et surtout celle d’Éric Palazzo, je trouvais que sa façon de parler, de s’exprimer, était théâtrale et ça m’a beaucoup plu. Ensuite, sur plusieurs jours, nous avons étudié les dalles funéraires. Au début on les a étudiées avec Amal et, par la suite, nous avons vu les graffitis avec Clément (nous sommes allés à la cathédrale de Poitiers avec lui). Un autre jour nous avons échangé avec Carolina, une archéographe. Elle nous a parlé de son travail qui consiste à prendre un calque, le poser sur une vielle peinture et, voir de quand elle datait (on peut aussi savoir cela grâce au style artistique). En s’aidant du calque on peut savoir s’il y avait eu, plus tard, de la peinture en plus par-dessus, des ajouts, ou tout simplement de la ‘’rénovation’’. Cette partie avec Carolina m’a pas mal intéressée.

Cliché Carolina Sarrade (CESCM)

Pour conclure, cette semaine au CESCM m’a beaucoup appris et j’ai aimé rencontrer toutes ces personnes avec leur profession et en apprendre sur eux et leur métier que je ne connaissais peu voir pas du tout.