La Base Romane s’agrémente d’un nouveau site : l’ancien Prieuré Notre Dame, situé dans la commune de Cloyes-sur-le-Loir en Eure-et-Loir. Ces peintures ont été photographiées en 2014 par Eva Avril. L’indexation de ce site s’insère dans un projet plus global, à savoir mettre en ligne le corpus des peintures murales de la Vallée de la Loir1.
Le corpus de la base Romane s’agrandit et accueille les peintures de la chapelle Notre-Dame-de-Pritz de Laval, situées en Mayenne. L’indexation de ce site a été réalisée à partir des photographies de Lisa-Oriane Crosland, datant de 2022. Pour mieux comprendre l’évolution iconographique du site, les ensembles gothiques ont été intégrés.
Les peintures des Salles-Lavauguyon constituent un patrimoine majeur du Limousin roman. Depuis plusieurs années, nous souhaitions intégrer cet ensemble au corpus peinture de la base Romane afin de documenter ces œuvres exceptionnelles, dont le programme iconographique, les thématiques, la qualité picturale, le style et la richesse chromatique constituent un ensemble singulier.
Depuis le début de l’année 2025, un chantier de restauration et de conservation est engagé dans l’église des Salles-Lavauguyon. Grâce à Claire Boisseau, chargée de recherche CNRS (Centre André Chastel), nous avons pu accéder au site pendant ces travaux et observer le travail des restaurateurs. Cecile Voyer, directrice du CESCM, dont la thèse de doctorat portait précisément sur les peintures murales de ce site, nous a fait bénéficier de son expertise et de sa connaissance sur cet ensemble1.
L’accès aux échafaudages a permis d’examiner de très près le revers de la façade, où se déploient un cycle hagiographique dédié à saint Étienne ainsi qu’un cycle retraçant l’histoire du Salut. Grâce à cette proximité, Lisa-Oriane Crosland, photographe au CESCM, a effectué une série de prises de vue d’éléments difficilement perceptibles depuis le sol. Les clichés seront intégrés à la base Romane très prochainement afin de documenter, conserver et partager les photographies des peintures et sensibiliser ainsi à la sauvegarde d’un tel patrimoine. Construit à proximité d’une source d’eau, le monument souffre en effet d’humidité, entraînant des dégradations du bâti et des peintures. L’archivage des images permet de suivre l’évolution et de garder en mémoire des détails qui pourraient disparaître à l’avenir. Cette première campagne photographique sera suivie, lors de la réouverture de l’édifice, d’une seconde couverture photographique/mission à photographier l’ensemble des peintures pour procéder à leur indexation dans la base Romane. En nous appuyant sur d’anciens clichés, nous pouvons rendre compte de l’état avant et après restauration, à l’image de Saint-Aignan-sur-Cher, indexé en janvier 2025, à partir du fonds ancien et de la campagne photographique réalisée en 2023 par Lisa-Oriane Crosland.
Le programme peint de la crypte se développe dans les absidioles et dans la salle centrale. Certains ensembles sont mieux conservées que d’autres, en particulier celui dédié à saint Gilles. L’indexation a été pensé en termes d’unité iconographique et a également inclus les ensembles datant de la seconde campagne picturale, au XVe siècle. En effet, la méthode adoptée indexe les éléments de l’édifice et de l’ensemble de son décor suivant leur contexte et emplacement architectural, comme lors d’une visite sur site.
Le programme pictural de la crypte, et plus particulièrement son décor roman, est pensé en termes de « réseau-image », c’est-à-dire « un thème général qui articule les images entre elles »2. Bien que peint dans des espaces distincts et traitant d’épisodes différents, une thématique générale relie toutes les peintures : le Christ en majesté de la salle centrale, les épisodes de la vie de saint Gilles de l’absidiole sud et la résurrection de Lazare sont des images relatives à la confession, au soin des maux de l’âme pour soulager ceux des corps. Vous pouvez dès à présent parcourir la crypte de l’ancienne collégiale de Saint-Aignan-sur-Cher et découvrir son programme peint sur la base Romane.
Cécile Voyer, Faire le ciel sur la terre. Les images hagiographiques et le décor peint de Saint-Eutrope aux Salles-Lavauguyon (XIIe siècle), Turnhout, Brepols, 2007. [↩]
Cécile voyer, « Les images peintes de la crypte de Saint-Aignan sur Cher : Une image de la confession », in Cécile Voyer, Eric Sparhubert (dir.), L’image médiévale : fonctions dans l’espace sacré et structuration de l’espace cultuel, 2011, p.221-237. [↩]
Initié depuis 2018 et construits comme un high-light sur le fonds iconographique du CESCM », les « Focus » montrent la corrélation entre le fonds documentaire de la photothèque et son intégration dans la base Romane.
Le jeudi 27 novembre, de 12h à 13h, au pôle documentaire, nous avons le plaisir d’accueillir Éric Sparhubert, Maître de Conférences en Histoire de l’Art ancien et médiéval. Il reviendra sur ses travaux de maîtrise liés aux peintures romanes de la collégiale Saint-Junien1.
Les peintures romanes de la nef de la Collégiale de Saint-Junien : Les Vieillards adorant l’Agneau
Façade de l’église Saint-Junien, (Photothèque du CESCM, Crosland, 2020)
La base Romane s’enrichit d’un nouveau site : l’ancienne collégiale de Saint-Junien, située en Haute-Vienne. Cette mission d’indexation a été rendue possible grâce à la campagne photographique réalisée en 2020 par Lisa-Oriane Crosland.
Implantée au cœur du centre historique de Saint-Junien, l’ancienne collégiale conserve plusieurs ensembles peints qui participent à la mise en valeur de l’édifice. Les peintures de la voûte, mises au jour en 1981, représentent l’Adoration de l’Agneau divin par les vingt-quatre Vieillards de l’Apocalypse.